Comment j’ai planifié mes objectifs et projets pour 2019

Si j’ai bien un défaut lié à ma passion pour la panification, c’est de toujours vouloir en faire trop. J’ai tellement de mal à être réaliste lorsque je m’engage sur une nouvelle journée, une nouvelle semaine, un nouveau mois, une nouvelle année : il me faut encore et toujours revoir à la baisse mes ambitions, limitée comme je le suis par le temps dont je dispose vraiment entre mon boulot, mes trajets, mes activités sportives et associatives et toutes les petites choses qui font une vie bien remplie.

Alors, cette année, je me suis refixé les mêmes objectifs que les années précédentes. Mais j’ai décidé d’adopter une nouvelle méthode, de me montrer plus souple, et surtout, d’être brutalement honnête avec moi-même et de vraiment réfléchir à ce que voulais mettre sur cette liste.

Voici quelques pistes de réflexion qui m’ont aidée à faire mes choix.

La planification par mois

Au lieu de commencer mon premier janvier avec une dizaine de nouvelles tâches quotidiennes, j’ai décidé de dédier chaque mois à une de ces habitudes que j’aimerais prendre, et d’y aller doucement afin de me laisser le temps de m’habituer petit à petit, chaque jour, au lieu de m’essouffler au bout d’une semaine et de laisser tomber.

Par exemple, le mois de janvier est dédié à la tenue de mon journal. Matin ou soir, peu importe, j’ouvre mon carnet et je me laisse porter par mes pensées sur une double page. Il m’est arrivé d’oublier certains jours, ou simplement de ne pas avoir la motivation nécessaire parce que j’ai laissé cette tâche à la fin de journée, quand je n’avais plus aucune énergie. J’essaie donc désormais de le faire le matin quand je n’ai pas cours à 8h, et dès que je rentre à la maison les autres jours. Il m’est même arrivé d’emmener mon journal à l’école sur une journée où j’ai une très longue pause déjeuner : le but est de créer l’habitude petit à petit, sans que cela soit trop dur à intégrer dans ma routine quotidienne.

Laisser tomber les projets qui ne sont pas importants

L’année dernière, j’ai lancé un podcast sur mon activité de professeur. Ce projet est venu s’ajouter à ce blog, à l’écriture, à ma chaîne Youtube et à tout le reste. J’ai lancé ce projet parce que je pensais que ça pouvait être amusant et instructif. Très vite, tout ça s’est transformé en corvée. Je n’avais pas de micro et devais éditer la bande son de façon extensive, rédiger le contenu me demandait beaucoup de temps et de recherche, et finalement je crois que dans l’histoire, c’est le sujet qui me plaisait le moins : j’avais mal défini mon public, qui allait m’écouter ? Des collègues ou des gens hors du métier intéressés par le retour d’expérience d’une prof ? Tout ceci rendait la création du contenu complexe et j’ai fini par laisser tomber.

Peut-être que je reviendrai plus tard sur ce projet. Mais en attendant, j’ai décidé de l’enlever de mes objectifs 2019. Ce n’est pas ce que j’ai envie de faire actuellement : pourquoi me forcer alors que rien ne m’y oblige ?

En 2019, j’apprends à renoncer et à laisser tomber pour mieux me concentrer sur l’essentiel. Ce n’est pas un échec : c’est une expérience.

Savoir remettre à plus tard

Dans le système Getting Things Done, il y a une liste « plus tard/un jour ». Parce que nous avons sans cesse mille idées de nouveaux projets et de nouvelles choses à faire, et si peu de temps, il est nécessaire de remettre à plus tard ce qui n’est pas urgent ou important sur le moment. En 2019, je n’hésite pas à ranger tout nouveau projet dans cette liste d’abord, afin de laisser l’idée incuber et d’y revenir plus tard avec un œil dénué de l’excitation des premiers instants : ai-je le temps de m’occuper de ce projet maintenant ? Est-ce important ? En ai-je vraiment envie ? Parfois, la nouvelle idée rejoint la liste des projets en cours. Parfois pas. Mais elle n’y reste pas éternellement à prendre la poussière et à me faire culpabiliser sur mon manque de progression.

Et surtout, se laisser aller…

J’ai choisi cette année le mot « surrender ». J’ai tellement de mal à me laisser porter par le courant, à vivre ma vie au jour le jour sans vouloir la planifier heure par heure du matin au soir, et je finis bien souvent frustrée par mon incapcité à tenir ces délais impossibles… Cette année, je veux apprendre à vivre le moment présent, à laisser tomber ma liste de choses à faire quand tout devient trop et que j’étouffe, à reconnaître les signes avants-coureurs de la déprime du « j’en fais pas assez »… J’ai toujours été exigeante avec moi-même, j’exerce un métier qui me demande une énergie et un temps conséquents, et j’ai une liste très longue de projets perosnnels qui me tient à coeur. Comment mener tout ça de front ? C’est ismple : c’est impossible. A moi de choisir une priorité chaque journée et me concentrer sur une chose à la fois, la faire bien, et ne pas me surcharger.

A une année 2019 qui saura nous rendre heureux, en nous faisant réaliser que nous avons déjà tout ce qu’il nous faut dans l’instant présent, pour peu qu’on se donne la peine d’ouvrir les yeux.

Photo by Jubal Kenneth Bernal on Unsplash

Suzanne

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