Bullet Journal de poche : Tenir un bullet journal dans un carnet A6

Lorsque j’ai commencé l’aventure du bullet journal, j’ai acheté un carnet A5 de la marque Lemome. C’était un modèle assez imposant, avec une couverture épaisse, et j’en ai vite eu assez de le trimballer partout. Par la suite, j’ai tenté d’utiliser la taille A6, et c’est là que j’ai vraiment pris plaisir à utiliser ce système et à trouver comment l’adapter à mes besoins personnels. J’ai utilisé entièrement deux carnets, un Rhodia et un Moleskine, avant de retourner en juin à mon Filofax. Fin septembre, le côté créatif qu’offre le bujo me manquait et j’ai décidé de me lancer à nouveau, dans un Leuchtturm cette fois-ci ! Voici comment je l’ai préparé et comment je l’utilise au quotidien.

Un setup le plus simple possible

Même si je ne suis pas complètement la méthode « officielle » du bullet journal, j’essaie d’en conserver la simplicité. J’ajoute toutefois des pages quand j’estime qu’elles me sont utiles. Avec l’index, c’est tout l’inverse : je ne le consulte que rarement, mais je le remplis assez sérieusement. Mais c’est surtout parce que je n’aime pas avoir une page vide dès le début du carnet… Si il n’était pas déjà là, je ne sais pas si je l’aurais ajouté.

On commence donc avec la fameuse page « year at a glance », avec les six derniers mois de 2019. Je la trouve utile quand j’ai besoin de noter quelque chose dans le future log, afin de savoir à quel jour correspond telle ou telle date. C’est un peu laborieux à faire, mais je trouve cette page très utile ensuite.

Derrière cette page se trouve le future log, jusqu’au mois de juillet 2019 (on nous donne souvent les dates de réunions et de fin de semestres dès le début d’année, et il est important pour ma planification que je les note quelque part). Pour toute date ultérieure, j’ai un emplacement supplémentaire appelé « later ». J’ai utilisé la méthode de Ryder Carroll pour le future log mais je ne suis pas convaincue. Dans cette taille de carnet, j’ai déjà manqué de place pour le mois de novembre et ai du créer la page mensuelle de novembre mi-octobre afin de pouvoir noter le reste des mes rendez-vous. Il me faudra trouver une solution pour mon prochain carnet !

Mes objectifs 2019 sont notés sur la page suivante. J’aime les avoir dans mon BuJo, facilement accessible. Après tout, chacune de nos actions doit nous mener vers la complétion de nos objectifs. Et c’est toujours bon de voir que non, perdre une heure sur twitter ne fait avancer aucun de mes objectifs…

Ensuite se trouvent plusieurs listes qui font partie des pages que j’inclus systématiquement dans mon BuJo : la page « wishlist » et la page « to buy ». A la maison, ce n’est pas moi qui m’occupe des courses alimentaires, mais on a toujours plein de choses à acheter pour la maison ou pour l’école qui sortent de ce cadre, et je peux ainsi les noter dès qu’elles me viennent en tête.

Après cela, j’ai toute une section dédiée à mes finances. Je note combien j’ai touché puis mis de côté (ou trop dépensé, oups) chaque mois et les dépenses à prévoir dans les mois à venir (anniversaires, impôts, invitations à des mariages, déplacements…). Cela m’est très utile pour savoir à l’avance les mois où il faudra faire plus attention à nos dépenses que d’habitude.

Une page à laquelle je me réfère souvent (et d’ailleurs la seule qui est marquée d’un petit post-it !) est mon planning hebdomadaire. J’y ai noté mes emploi du temps de semaine A et B, les tâches récurrentes chaque semaine et à quel jour elles sont censées être effectuées, et mon planning de travail idéal hors heures de cours. Il contient aussi quelques informations relatives à l’école, par exemple les jours où je dois ramasser et noter les cahiers.

Enfin, j’ai une page dédiée à mes articles de blog. J’y note des idées d’articles, j’y tiens un tableau pour savoir si j’ai commencé à rédiger le brouillon, choisi ou pris les photos, etc.

A la toute fin du carnet, on trouve encore trois listes : informations importantes (logins pour la banque, mots de passe codés, mensurations, code pour récupérer les courses au drive, bref, tout et n’importe quoi), mes projets personnels et mes projets pro. Lors de ma weekly review, chaque semaine, je m’y réfère et réfléchis à la prochaine action à effectuer pour faire avancer mes projets.

Après ça, on attaque le « dur » du Bullet Journal : les pages mensuelles et les pages journalières.

Comment je l’utilise au quotidien

En octobre, j’ai tenté la présentation linéaire des pages mensuelles tel que présenté par Ryder Carroll. Je n’ai pas du tout accroché : j’ai besoin de voir mon mois sous forme de grille, sinon j’ai énormément de mal à me projeter et à voir vraiment ce à quoi ressemble ma semaine à venir en termes de planning. En novembre, je suis donc repassée sur un format plus classique de calendrier : chaque jour est doté d’un point de couleur selon que l’événement concerne ma vie pro, perso, un rendez-vous, un événement social, etc… La liste est notée en dessous. C’est beaucoup plus visuel !

Derrière cette page avec les événements se trouve ma to do list. Elle est couplée à ma page mensuelle parce que lorsque je la mets sur une page à part, j’ai tendance à l’oublier et à ne jamais la consulter… Ici, je la vois chaque jour lorsque je consulte mon planning et je ne peux pas (ou moins) l’ignorer ! Je note là également ma liste d’objectifs pour le mois, un mini planning des articles de blog prévus pour le mois, un tracker et une liste de choses en attentes (colis, réponse d’une personne quant à un problème au travail, etc).

Pour mes pages journalières, je les crée au jour le jour, en général la veille, après avoir regardé ce que je n’ai pas eu le temps de faire dans la journée, les éventuels événements prévus avec lesquels il faudra composer, les tâches récurrentes liées à ce jour…

Et du coup, comment je fais quand je veux prévoir une tâche à faire le 25 du mois et qu’on est le 4 ? Je la note toute simplement sur ma to-do list mensuelle, mais au lieu de dessiner le simple point qui deviendra une croix, j’écris la date et je l’encadre. Quand je prépare mes pages journalières, je me réfère toujours à cette liste afin de voir si j’ai des tâches prévues ce jour.

Voilà mon système ! ça fonctionne pas mal pour le moment, je n’ai pour l’instant rien oublié d’important. La clef, c’est de vraiment tout, tout, tout noter. Une invitation, un truc à acheter, une tâche à effectuer dans deux mois ? Hop, dans le BuJo !

Ce que j’aime avec cette méthode d’organisation, c’est la liberté totale qu’elle offre et les possibilités illimitées d’exprimer sa créativité. Pour le moment, je ne me vois pas retourner dans mon Filofax, que j’utilise désormais uniquement en tant qu’agenda de prof, pour mes plannings de cours et relevés de notes : je vous présenterai tout ça dans un prochain article…

Suzanne

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